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Le cinéma chinois

LE LONG CHEMIN DES OMBRES ÉLECTRIQUES*

*: " Ombre électrique" (dian ying) est le terme chinois pour " cinéma "

 

Quel autre pays que l'immense Chine aura donc connu en un siècle autant de profonds bouleversements, emporté dans un fleuve impétueux chargé de tant d'espoirs et de tant de drames ?
De l'Empire finissant de la terrible impératrice régente Ci Xi et du jeune Pu-yi miné par les complots, la guerre des Boxers contre les puissances occidentales et la montée en puissance parallèle des seigneurs de guerre d'une part, et du mouvement démocratique et révolutionnaire de l'autre, jusqu'à la Chine de Jiang Zemin adhérant à l'OMC et s'apprêtant à accueillir les J.O. en 2008, le pays le plus peuplé de notre planète aura déroulé le fil de son histoire comme celui d'un incroyable scénario pour grand spectacle :

N'en jetez plus ! Notre Histoire de France paraît soudain bien pâlotte en comparaison...

Et si le cinéma a pour fonction (entre autres) de refléter l'évolution historique, politique, économique, sociale et sociologique pour ne pas dire psychologique d'un pays, celui de Chine peut alors prétendre à en être un parfait exemple. Et qu'il l'ait fait si souvent " en creux ", par son absence même, n'affaiblit pas le propos, au contraire. Il y a des silences qui résonnent et témoignent bien davantage que les plus longs discours...

Le cinéma chinois est aussi ancien que l'occidental, la première projection ayant eu lieu en 1886, soit un an seulement après celle des frères Lumière à Paris au lendemain de la guerre franco-chinoise. En 1905 est tourné le premier film authentiquement chinois, " La montagne Dingjun  " (Dingjun Shan) articulé autour de trois extraits d'un célèbre opéra présenté par le plus grand chanteur de l'époque, Tan Xinpei, filmé en plans fixes. L'union d'une technique occidentale (le cinéma) et d'une forme de spectacle typiquement chinoise (l'opéra de Pékin) marque immédiatement et pour longtemps toute la cinématographie du pays.

 

Les années 20 : le cinéma chinois décolle

Le développement de l'industrie cinématographique locale fait preuve de lenteur, sans doute victime des soubresauts politiques, la révolution de 1911 étant loin de déboucher sur la stabilité puisque aussitôt trahie en 1913 par le réactionnaire Yuan Shikai qui s'empare du pouvoir par la force et maintient une Chine morcelée et livrée en pâture aux étrangers.
Dès la fin de la première guerre mondiale (à laquelle la Chine a participé in extremis afin de permettre à l'allié japonais de récupérer les concessions de l'Allemagne vaincue), apparaissent les seigneurs de la guerre (dujun), de plus en plus puissants et qui mènent de vrais conflits inter provinciaux.
C'est alors, dans ces années 20 et plus encore dans la décennie suivante, que le cinéma chinois va " décoller ", profitant d'un engouement tout à la fois intellectuel et politique pour ce nouveau média. Des metteurs en scène d'opéras comme Zheng Zhengqiu ou Cai Chusheng adaptent pour l'écran leurs propres productions. Shanghai s'affirme comme le centre cinématographique le plus important. Tandis que les conservateurs mettent l'accent sur les films de divertissement et d'évasion, les progressistes issus du Mouvement du 4 mai 1919 (et qui se sont transformés deux ans plus tard en communistes) y voient le meilleur moyen de faire passer leur message.
Les films véhiculent des histoires sociales au centre desquelles sont mis en pleine lumière les tragiques destins des " damnés de la terre " : femmes, enfants, paysans, ouvriers. Le mouvement se poursuit et le fossé se creuse entre les deux conceptions tandis que Tchiang Kaï-chek élimine les seigneurs de la guerre puis massacre ses alliés communistes (qui avaient rejoint le Guomindang) en 26-27, commençant à instaurer la " terreur blanche ".
Les films sociaux font alors place aux baishi pian (sorte de reconstitutions historiques) puis aux guzhuang pian (films en costumes). L'objectif de ces films, outre leur fonction de pur divertissement, est aussi de contrecarrer l'invasion du cinéma américain (3/4 des films projetés en Chine avant 1949) par un recours à une culture traditionnelle puisque bon nombre des ces films sont adaptés de romans classiques, de pièces ou d'opéras.
Parmi les principaux films de l'époque, il faut citer " The romance of the western chamber " (Xixiang ji, de Hou Yao, 1927). Dans la foulée apparaissent les premiers wuxia pian, ces films en costumes de cape et d'épée à la chinoise et que popularisera Hong-Kong quarante ans plus tard. " Li Feifei: une chevalière errante "  (Nüxia Li Feifei, 1925) ou " L'incendie du temple du lotus rouge " (Huoshao Honglian Si, 1928 qui aura... 17 suites !) en sont les plus beaux phares et empruntent à leur tour largement à l'opéra à travers ses techniques d'acrobatie. Entre 1927 et 1930, plus de 60% des films tournés relèveront du genre...

 

Les années 30 : le cinéma de résistance nationale

Mais l'occupation de la Mandchourie (1931) par le Japon sous le regard passif du gouvernement de Tchiang puis l'invasion du pays pas les armées du pays du soleil levant (1937) bouleversent la donne. Les cinéastes de gauche reviennent au social, dénoncent la dictature du Guomindang et exaltent le sentiment de résistance national à l'envahisseur nippon, le gouvernement montrant plus de zèle dans sa guerre civile contre les communistes que contre l'ennemi extérieur.
La Ligue des écrivains de gauche crée en 1932 le Groupe des cinéastes afin de promouvoir et développer les idées progressistes dans l'industrie du cinéma, donnant naissance à trois studios : Mingxing, Lianhua et Yihua.
Cette décennie pendant laquelle les films, contrairement à ceux tournés en Occident, sont toujours pour la plupart muets [en gros jusqu'à 1936, le premier parlant datant tout de même de 1931, " La chanteuse du pavillon rouge " (Genü hong mudan, de Shichuan Zhang)], abondent de chefs œuvres et constituent le vrai acte de naissance de ce que l'on nommera dix ans plus tard en Italie le " néo-réalisme "...
Shanghai devient le Hollywood chinois. L'une de ses stars, immortelle et au destin tragique, en est l'actrice Ruan Lingyu (1910-1935), la " Garbo chinoise " suicidée à seulement 25 ans suite à une campagne de presse diffamatoire et dont plus de 100 000 personnes suivirent le cortège dans les rues de Shanghai. Stanley Kwan lui rendra hommage dans son très beau " Ruan Lingyu " (Centre Stage, 1993) qui valut à son interprète Maggie Cheung Man-yuk d'être la première chinoise sacrée meilleure actrice dans un festival occidental à Berlin...
Parmi les plus grands film de Ruan Lingyu il faut citer " Le petit jouet " (Xiao Wanyi, de Sun Yu, '33), " La Divine " (Shen Nü, de Wu Yonggang, '34), " Femmes Nouvelles " (Xin nüxing, 1935 de Cai Cusheng)

Les réalisateurs viennent encore pour beaucoup de la scène, tels Yuan Muzhi ou Tang Xiaodan. Le premier réalise " Les Anges du Boulevard " (Malu Tianshi, 1937), film dont le scénario fleure bon le mélo social : deux jeunes filles quittent leur Nord-Est natal pour Shanghai où l'une se prostitue et l'autre devient danseuse dans un bordel. Deux garçons appartenant à un gang des rues tombent amoureux d'elles et les en font sortir. Mais le patron du boxon s'allie à quelques caïds pour les récupérer... Zhao Dan et Zhou Xuan, les deux actrices du film, figurent parmi les plus grandes stars de l'époque...
On retrouve Zhao Dan dans " A la croisée des chemins  " (Shizi Jietou, '37), film très révélateur des préoccupations de l'époque. On y voit un groupe d'étudiants sortant de l'Université aux prises avec le chômage, partant lutter contre l'envahisseur japonais et finissant par rejoindre les rangs de la révolution...
La même année, les bombardements japonais sur Shanghai forcent l'industrie cinématographique à se replier sur Hong-Kong et Yanan, bastion communiste dans le Nord. Par force, les films se font rares et ce, jusqu'à la capitulation du Japon en 1945.
Les années suivantes voient la guerre civile reprendre de plus belle avant la victoire des forces maoïstes en 1949 et la fuite de Tchiang Kai-chek et des ses partisans à Taïwan.
Mais juste avant, comme un chant du cygne de l'ère pré-Mao, sont tournés quelques chefs d'oeuvres :


Des mélodrames de facture différente mais à la beauté identique... et qui mettront trente ans avant d'arriver dans nos contrées !

 

La période maoïste : la propagande et la censure (1949-1976)

La période s'étendant de la " Libération" au début de la Révolution Culturelle (1966) verra profusion d'œuvres de propagande, la production cinématographique étant nationalisée et les thèmes quasi imposés.
Parmi les nombreux films très influencés par les exemples précédents du réalisme socialiste soviétique, certains méritent l'attention par leurs indéniables qualités tout cela sous l'œil omniprésent du " Bureau du Cinéma ", autrement dit de la censure.
En premier, ceux signés Xie Jin : " La Basketteuse numéro cinq " (Nulan Wu Hao, 1957), " Le Détachement féminin rouge " (Hongse Niangzijun, 1960) et surtout " Sœurs de scène  " (Wutai Jiemei, 1965), film tourné un an avant le début de la Révolution Culturelle, " oublié " ensuite jusqu'en 1979 (il sera vu en France pour la première fois en 1985), redécouvert et considéré depuis comme un des grands classiques du cinéma chinois. Et à juste titre ! Car ce film est une petite merveille que son côté propagande ne peut en rien entamer.

L'irruption de la Révolution Culturelle dont l'une des âmes damnées sera l'épouse de Mao, Jiang Qing, ancienne actrice, va apposer une chape de plomb sur le cinéma chinois et contraindre celui-ci au silence sur une décennie. Les quelques très rares films produits ne seront que de honteuses oeuvres de propagande faisant presque passer celles des années 50 pour indépendantes ! En 1976, Mao meurt, la bande des 4 est arrêtée, jugée, condamnée et le cinéma va pouvoir réapparaître, d'abord avec timidité et toujours dans un cadre très " politiquement correct". L'Académie du Cinéma de Pékin rouvre ses portes en 1978 et fournit sa première promotion post-Révolution Culturelle en 1982. Les cinéastes qui en sortent vont très vite se faire remarquer, tout à la fois par leur talent et leur originalité et gagneront dans la critique cinématographique le terme général de " cinéastes de la cinquième génération " .

 

La " nouvelle vague " chinoise ou la " cinquième génération " :  les années 80 et 90.

Le film fondateur de cette " nouvelle vague " chinoise en est " Terre jaune " (Huang Tudi, 1984). Son réalisateur, Chen Kaige (lui-même fils d'un célèbre réalisateur) filme une histoire se déroulant dans la province reculée du Shaanxi en 1939. Sous un apparent respect idéologique, Chen ne manque pas d'égratigner sévèrement la passivité et l'inefficacité du Parti communiste. S'appuyant sur des images superbes dues à son chef opérateur Zhang Yimou, lui aussi lauréat de l'ACP, Terre jaune provoque un vrai événement mondial à sa présentation au Festival du Film de Hong-Kong en 85.
Dans la foulée et pendant une bonne décennie, les films chinois vont régner dans les Festivals et, surtout, séduire les spectateurs occidentaux toujours plus nombreux à découvrir un cinéma différent.
Trois réalisateurs appartenant à cette fameuse 5e génération se mettent particulièrement en évidence :


Tous ces cinéastes ont en commun d'avoir vécu la Révolution Culturelle (Chen et Tian furent Gardes Rouges et durent dénoncer leur propre père) et le besoin d'exorciser cette période. Mais si leurs films sont unanimement acclamés en Occident, il n'en va pas de même en Chine. Le pouvoir n'apprécie guère la relecture non-officielle et critique de l'Histoire. Tian est interdit de tournage pour des années après " Le Cerf-volant bleu" (il n'a toujours pas retourné depuis, compensant par une grande activité en tant que producteur de jeunes cinéastes), certains films ne doivent qu'à leurs récompenses internationales de pouvoir être projetés en Chine ("Adieu ma concubine") alors que pour d'autres le critère n'est pas suffisant et même handicapant ("Vivre !"). Pire, les spectateurs chinois eux-mêmes ont tendance à bouder ces films qui ne leur parlent guère de leur présent (ou de façon trop détournée) mais d'un passé qu'ils préfèreraient oublier...

 

La " sixième génération " : la période post-Tian An Men, 1989

C'est alors que surgissent sans crier gare " les cinéastes de la sixième génération " ou " cinéastes urbains ". Une certaine critique occidentale (et notamment française) en profitera pour vouer aux gémonies ceux qu'elle avait adoré la veille, accusant Chen Kaige et Zhang Yimou d'académisme et de compromissions avec le pouvoir politique, accusations injustes qui pousseront Zhang à devancer le refus du Festival de Cannes d'accueillir son très beau et contemporain " Pas un de moins " (Yige Dou Buneng Shao) en le retirant devant la puissance du lobby critique. Dans une lettre ouverte aux organisateurs, il déclarera : " Chacun a sa propre conception selon laquelle un film est bon ou mauvais. Ce que je ne peux accepter est la déjà longue politisation par l'Occident des films chinois. S'ils ne sont pas anti gouvernementaux, alors ils sont de propagande. Je veux faire des films pour mes concitoyens. Des films que les gens ont envie d'aller voir ". Il enverra le film à Venise où il remportera le Lion d'Or... avant de se faire accuser par cette même critique d'avoir fait oeuvre de propagande, tandis qu'en Chine le film sera rejeté pour avoir montré une image négative et dégradante du pays et notamment de son système scolaire !

 

Si le terme de " cinquième génération " pouvait prêter à réflexion, celui de " sixième génération " est encore plus vague.
Y entrent tous les (jeunes) cinéastes chinois post-massacre de Tiananmen (1989) tournant en ville, souvent clandestinement car n'ayant pas reçu d'autorisations ou ne souhaitant tout simplement pas attendre de les recevoir. Leur style cinématographique, à l'opposé de leurs aînés de la génération précédente, emprunte beaucoup à la technique du documentaire. Si leurs films tournent résolument le dos à toute forme de propagande, il serait un peu hâtif de les considérer pour autant comme des cinéastes engagés et contestataires, plus encore de voir en eux des dissidents. Certes, le simple fait de montrer la vie " telle qu'elle est " aujourd'hui en Chine où la censure continue à régner peut être considéré comme une démarche plus politique qu'ailleurs. Mais ces films, dont bon nombre sont effectivement passionnants, s'apparentent davantage au genre " réalisme social ", la réflexion politique qui devrait en découler manquant la plupart du temps.
Ces cinéastes ne font jamais référence au passé du pays et ignorent toute projection dans le futur. Ici et maintenant... point barre. Depuis cinq ou six ans, les Festivals du monde entier font la part belle à ces oeuvres qui restent, hélas, totalement inconnues en Chine même. Nous touchons là à une différence d'approche considérable entre cinéastes de la cinquième et de la sixième génération.
Les premiers avaient choisi de parler du présent par le biais de fictions passées afin de faire passer une critique politique elliptique que la censure pourrait laisser passer et ainsi s'assurer que leurs concitoyens verraient bien leurs films. Les seconds, eux, en préférant traiter leurs sujets de plein front (chômage, prostitution, pauvreté, criminalité, alcoolisme, homosexualité, etc.) se sont coupés de leurs compatriotes et, ultime et ironique paradoxe, sont ceux qui aujourd'hui font de facto un cinéma pour Occidentaux, presque formatés pour Festivals ! En ignorant pour la plupart le monde paysan (600 millions de personnes !) au profit exclusif des villes, ils offrent une image de la Chine qui, si elle n'est pas fausse, est forcément très réductrice.

Parmi les plus beaux films de ces dernières années à nous être parvenus (films qui, s'ils font le bonheur des festivaliers, n'arrivent qu'au compte-gouttes dans les salles de province), citons les deux couverts de prix tournés par Jia Zhangke,

et jusqu'au tout récent

Ajoutons, hors contexte sixième génération :

et les deux merveilles réalisés par l'acteur vedette de RPC, Jiang Wen :

Après plus d'un siècle d'existence le cinéma chinois s'exporte donc de plus en plus et séduit, au-delà d'un " effet mode " incontestable, toujours davantage de spectateurs dans le monde. Mais attention à ne pas prendre ces quelques magnifiques arbres pour toute la forêt de la production chinoise qui nous reste, elle, inconnue. N'oublions pas non plus que, cinquième ou sixième génération, ce ne sont pas ces films-là qui s'attirent la faveur d'un public chinois de plus en plus rare en salle...

 

 

ET DEMAIN...

La rétrospective qui précède montre à l'envie les différentes et nombreuses fêlures, brisures et cassures sociales auxquelles un pays-nation de plus d'un milliard de personnes a subi en un siècle d'histoire. Le cinéma s'ajoute ainsi aux trois critères traditionnels de l'analyse historique : après les " monumenta " (édifices en dur), les " scripta " (textes) et les " traditiones "(les pèlerinages par exemple) , il y aura désormais les " images électriques " (les films) !

La Chine, depuis l'Occident, ne se lit pas : c'est trop " difficile ", dit-on ! Mais, en revanche, elle se regarde, elle se contemple, elle s'admire, même si nous ne comprenons pas toujours tout ce que nous voyons !
C'est d'abord la beauté et le savoir-faire, souvent le génie qui nous atteignent, nous touchent et nous font augurer d'un avenir plus clair ! Car la réalité quotidienne des 4/5e de plus d'1/6e de l'humanité ne s'endort pas, la nuit, dans les splendeurs que nos yeux découvrent des univers magiques de ces lanternes électriques :

Alors : Vive le cinéma chinois !

Vivent les cinémas chinois : car il faut y inclure (tout ne pouvait être relaté dans le cadre de cet article) les cinémas de Taïwan et de Hong Kong. Et peut-être, un jour, ceux de Singapour, de Toronto et de Seattle, dont la diaspora compte plus de 40 millions " d' expatriés" :  actifs, industrieux, entreprenants et efficaces !
On dit que le Chinois s'occidentalise ! C'est vrai : il s'est adapté de tous temps !
Aux Xin Njiu (les Huns), aux Mongols (avec Genghis Khan), aux Mandchous (sous les Ming). J'oserais même dire que les plus " consommateurs à l'américaine " du monde sont les Chinois !
Mais ces derniers ont en outre appris la souplesse, le silence et la force intérieure. Ils ont appris la patience, l'endurance et la détermination. Ils ont appris et " digéré " " les chrétiens " des 13e (Plan Carpin), 17e (les Jésuites) et 20e (les nouveaux missionnaires) siècles : &;le Chinois sinise tout ce qui passe à sa portée, et la masse transformera la quantité en qualité !
Les Chinois ont ce que les Américains n'auront que dans plusieurs millénaires : une Histoire !

L'entrée de la Chine dans l'OMC, - des Chines, plutôt : les continentales, et les autres, qui préparaient le terrain depuis la Diaspora, - malgré les immenses ombres de son développement socio-économique, qui tachent dangereusement l'étendue non moins immense de son territoire national, signifie une encore plus immense espérance& : celle de redevenir ce qu'elle a toujours été depuis les années 220 avant Jésus-Christ, quand la fonda, dans une contexture qui dure encore aujourd'hui, Qing Qi Huang Di, le 1er Empereur Jaune : il s'agit d'une civilisation et d'une culture, plurielles, toutes deux, dont l'étude, comme pour les civilisation et culture égyptiennes, exigent une science en soi.

C'est la deuxième fois que cela arrive dans l'histoire des hommes, qui ont créé l'égyptologie, et découvrent depuis peu, la sinologie. Les témoignages qui manquèrent à l'Égypte pharaonique, la Chine les possède  : ses productions cinématographiques !

Car la Chine ne cesse depuis toujours de travailler à son archéologie...

P. Serve
Vincent-Paul Toccoli

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Dernière modification : 2002/04/10
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