L'Académie Clémentine
et
Vincent-Paul Toccoli
présentent

 

 

LA PASSION SELON BERGMAN

3 SOIRÉES PROJECTION/DÉBAT À 20 H

SALLE MIRAMAR
Angle Croisette/rue Pasteur - Cannes

 

PRODUCTION
Ville de Cannes
Académie Clémentine
pour l'étude des philosophies et des cultures du monde

RÉALISATION
OMACC/Cannes Cinéma
Académie Clémentine
pour l'étude des philosophies et des cultures du monde

TARIFS
Entrée  3 Euros

RENSEIGNEMENTS

Académie Clémentine
Tél  06 10 27 13 54 - Fax : 04 94 43 60 70

OMACC/Cannes Cinéma
Tél  04 93 99 04 04 - Fax : 04 93 68 34 49

 

 

INGMAR BERGMAN est connu pour l'analyse impitoyable, à laquelle il se livre depuis ses tout premiers films, de la société qui est la nôtre, en quête de sens, de bonheur et de paix intérieure.

Ses héros sont à la fois assoiffés d'infini et de beauté, et englués dans la gangue glauque de l'existence quotidienne  le couple, la femme, les relations familiales, celle de la fille et de la mère surtout; et puis aussi celle des hommes entre eux; enfin celles que l'homme entretient avec ce qui le dépasse et bien souvent l'écrase, par son silence ou son absence même ! 

Cinéaste de la désespérance, Bergman ?  Cela serait bien trop simple et aller trop vite en besogne ! 

Bergman est complexe, de la complexité même de l'âme et de l'esprit humains, capables de paradoxes aussi insoutenables que monstrueux, et d'où pourtant jaillissent parfois des étincelles de pureté, celles de la "Petite Fille Espérance", que chante Charles Péguy ! 

Mais quelles sombres souffrances faut-il donc traverser pour accéder peut-être à cette lumière obscure, ce noir soleil de Théophile Gautier  ! 

Vincent-Paul Toccoli
Conseiller Culturel
Académie Clémentine

 

Mardi 12 novembre 2002

LE SILENCE (YTSTENADEN)

1964 35mm Noir & blanc 95mn

Réalisation et scénario : Ingmar BERGMAN
Directeur de la photographie : Sven NYKVIST
Montage :
Musique : Ivan RENÜDEN
Décors : Pa LUNDGREN
Interprétation : Ingrid THULIN, Gunnel LINDBLOM, Jorgen LINDSTROM, Haakan JAHNBERG, Birger MALMSTEN, Eduardo GUTIERREZ...

L’HISTOIRE


Après un voyage à l'étranger, Anna et Ester, deux sœurs accompagnées de Johan, le petit garçon d'Anna, rentrent en Suède. Dans le train qui les ramène, suffoquant de chaleur, Ester est prise d'un malaise violent et crache du sang. Puis, elles font une halte dans le grand hôtel d'une ville inconnue où les habitants parlent un langage qui leur est incompréhensible. Dès lors, Anna et Ester sont confronté à la solitude et au silence expressions d'une totale absence de communication. Ester est une intellectuelle tourmentée, malade et sexuellement frustrée.
Hantée par la mort, elle se réfugie dans l'alcool et le plaisir solitaire. Quant à Anna, si elle semble plus libérée, ce n'est qu'en apparence. Quelque peu voyeuse, elle entre un jour dans un cinéma porno, puis rencontre un inconnu avec lequel elle a une liaison éphémère. Prise de remords après ce faux pas condamné par la morale, elle se libérera de son agressivité en tourmentant sa sœur avec sadisme. Le lendemain, Anna et son fils quittent l'hôtel, abandonnant Ester mourante aux soins du vieux maître d'hôtel.

 

Mercredi 18 décembre 2002

CRIS ET CHUCHOTEMENTS (VISKNINGAR OCH ROP)

1973 35mm Couleur - 90 mn

Réalisation, scénario, dialogues : Ingmar BERGMAN
Directeur de la photographie : Sven NYKVIST
Montage :
Musique : Frédéric CHOPIN, Jean-Sebastien BACH
Interprétation : Harriet ANDERSSON, Kari SYLWAN, Ingrid THULIN, Liv ULLMANN, Erland JOSEPHSON, Henning MORITZEN, Georg ARLIN

L’HISTOIRE


Au début du siècle dans une grande maison, mi-château, mi-manoir, entourée d'un vieux parc; c'est l'automne. Agnès est la propriétaire de la maison où elle est demeurée depuis la mort de ses parents. Vers l'âge de trente-sept ans, elle s'apprête à quitter le monde avec autant de calme et de résignation qu'elle a vécu. Karin, de deux ans son aînée, s'est mariée richement. Elle a vite constaté que son mariage était un échec mais sa loyauté à l'égard de son mari est inébranlable. Pourtant cet apparent contrôle de soi-même dissimule une haine impuissante contre le mari et une rancœur durable contre la vie. Maria, la benjamine, est riche elle aussi et bien mariée, avec Joakim. Elle a une fillette de cinq ans. Anna, âgée d'environ trente ans, est la domestique de la maison. Toute jeune, elle a eu une fille et Agnès s'est occupée d'elle et de l'enfant. Une amitié tacite s'est manifestée entre ces deux femmes seules. L'enfant est mort quand il avait trois ans mais Anna est toujours présente, elle voit, elle épie, elle écoute. La maladie d'Agnès vient brusquement d'empirer  selon le médecin il ne lui reste plus longtemps à vivre. Maria et Karin se relaient à son chevet. Après sa mort, les deux familles règlent avec froideur les problèmes d'héritage. Anna est priée de partir.
Seul, le journal intime d'Agnès attestera que les trois sœurs furent, autrefois, unies et heureuses.

 

Mardi 28 janvier 2003

FANNY ET ALEXANDRE (FANNY OCH ALEXANDER)

1982 35mm Couleur - 188mn

Réalisation et scénario : Ingmar BERGMAN
Directeur de la photographie : Sven NYKVIST
Montage :
Musique : Daniel BELL
Costumes : Marik VOS-LUNDH
Interprétation : Pernilla ALLWIN, Bertil GUVE, Gunn WALLGREN, Allan EDWALL, Borje AHLSTEDT, Jarl KULLE, Ewa FROLING...

L’HISTOIRE


Noël 1907. Une riche demeure dans une ville de province suédoise. Les membres de la famille Ekdahl et les serviteurs préparent les festivités. Héléna Ekdahl, une ancienne actrice, préside aux destinées de ses fils, Gustav Adolf, Carl, Oscar, le directeur du théâtre local, et de ses petits enfants; parmi eux, ceux d'Oscar et Emilie, Fanny et Alexandre. Alors qu'il répète " Hamlet ", Oscar meurt. Les funérailles sont célébrées par l'évêque Vergérus... qui, peu après, demande Émilie en mariage. Austère serviteur de l'église, il exerce Pouvoir et Autorité sur sa jeune épouse et ses enfants, ce qui provoque l'opposition d'Alexandre. Isak Jacobi, un juif, antiquaire et banquier, vieil ami d'Héléna, enlève les enfants de la demeure de l'évêque. Alors que le divorce traîne entre Émilie et Edvard Vergérus, celui-ci meurt carbonisé, accidentellement.
Émilie, Fanny et Alexandre, regagnent la famille Ekdahl. Émilie donne naissance à une petite fille tandis que son beau-frère Gustav Adolf est de nouveau père... cette fois-ci avec la bonne  Toute la famille est réunie le jour du baptême. Retrouvant la joie de vivre, Émilie propose à Héléna de jouer un rôle dans la nouvelle pièce d'August Strindberg.

 

LE RÉALISATEUR

Réalisateur, scénariste et homme de théâtre suédois, Ingmar Bergman est né le 14 juillet 1918, à Uppsala. Son père étant pasteur luthérien, le jeune Ingmar est vite confronté aux choses de la religion... Il reconnaîtra plus tard le rôle essentiel de ces souvenirs d'enfance dans l'inspiration de certaines de ses grandes oeuvres. À l'université de Stockholm, il consacre ses loisirs à la mise en scène théâtrale. De 1938 à 1944, il monte une vingtaine de pièces avant de devenir metteur en scène professionnel de théâtre. Il rencontre Carl-Anders Dymling, de la société de production " Svensk Filmindustri " qui lui demande d'écrire un scénario pour Alf Sjoberg, Hets (Tourments), en 1944.

L'année suivante, il passe à la mise en scène cinématographique en adaptant une pièce de Leck Fischer, Crise. Dès lors, Bergman mène une double activité de cinéaste et d'homme de théâtre, tout en continuant à écrire quelques scénariis

Dieu/l’Art, le Bien/le Mal, la conscience/l’inconscient, l’angoisse de la mort : autant de questions autour desquelles Ingmar Bergman a construit, depuis plus de 50 ans, entre cinéma, théâtre et télévision, une oeuvre tout en verticalité et en dualité. Une oeuvre qui ressemble à une quête ; perpétuel questionnement sur la nature humaine en forme de désespoir.

Cette dualité s’inscrit dans une double thématique philosophique qui parcourt tous ses films. D'un côté, la réflexion méditative sur la place de l'homme dans l'univers, son rapport à Dieu, à la Nature, à la société, de l'autre, un regard critique, lucide et satirique sur les rapports humains et sur l'incommunicabilité dans le couple.

En réponse à l'interdit religieux et au silence de son enfance, Bergman se fera révélateur d'inconscient, " sondeur d'âmes ".

La mise en scène de Bergman, ascétique, privilégie les plans longs. Elle s'immisce avec cynisme et cruauté dans l'étude clinique des affinités électives de ses " personnages-caractères " pour mieux décortiquer l'intimité des mécanismes psychologiques, Sourires d'une nuit d'été (1955), Scènes de la vie conjugale (1973). Elle dépeint en ocre, en rouge, en gris et en noir, l 'insignifiance du monde par une remise en cause des connaissances de l'homme écrasé par son destin.
Cette exacerbation de l'affect ne contredit pas un rapport au corps et au sexe à la fois sensuel et agressif. Car Bergman, c'est aussi une affaire de femmes : une complicité féminine magnifiée par la présence de ses deux égéries, Liv Ullman et Bibi Anderson. Au-delà, la fascination pour le monde de l'Art deviendra le thème principal de la seconde partie de son oeuvre.



L’ANECDOTE

Par deux fois, Bille August a reçu la palme d'or du Festival de Cannes  en 1988 pour Pelle le Conquérant et en 1992 pour Les Meilleurs intentions sur un scénario d' un certain...Ingmar Bergman ! ...

Rien d’étonnant donc à ce que le plus grand événement cinématographique du monde ait tenu à honorer Ingmar Bergman, à l’occasion du 50e festival cannois, en lui octroyant la Palme des Palmes.

FILMOGRAPHIE



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Recréation : 2002/09/30
Dernière modification : 2002/11/12
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