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« La maîtrise de la planète :  CYBERBIA & CYBERKELEY »

TGC/DDC, Salle Fra Angelico, Monaco
12 décembre 2001

Socialement

Influence d’Internet sur les sociétés politiques évoluées

  • il favorise l’individu sur le groupe
  • et les petites commnautés thématiques sur les grandes institutions.
  • Son impact majeur tient dans son son économie
  • Sa principale conséquence est de remettre en cause les privilèges des experts, à commencer par les états.

A

1 - Passation de pouvoir

  • des organisations (États, partis, syndicats et même entreprises)
  • vers les individus et les petits groupes, vecteurs de l’innovation .

Tendance positive : 

Emergence de la « post-politique », émergence de l’ « hyper-citoyen » (NETIZEN, US = Net + Citizen) :  libre et sans frontière

Tendance négative : 

Terrifiante sainte alliance entre l’État, l’entreprise et les nouveaux experts, réduisant à nénant la conscience politique collective.

2 – Le commerce électronique engendrera le bouleversement politique

en entraînant la transformation de la géographie mentale de l’homme.

3 – Éducation et technlogie du cerveau dépasseront tous les auttres domaines économiques

nouvelle classe dominante, ls détenteurs du savoir  :  les « intrapreneurs »

4 – Effacement et disparition progressive de la monnaie,

suite logique de l’effacement des frontières, dû aux échanges électroniques :  acompagné d’un subtil équiloibre de communautés en prpétulle interaction (la Netizen Society)

5 – L’hypercitoyen

apparaît déjà comme l’homme le plus « éduqué », le plus ouvert à l’innovation, le mieux à même d’agir dans un espace où la rapidité d’intervention devient la carte maîtresse.

Il est aussi le plus oindividualiste :  le plus et le mieux organisé our protéger son statut de « netizen libre » ! 

6 – Il se développe une défense de l’internaute

prélude à la prise de pouvoir de ces commnautés qui imposeront leur volonté à l’état.

C’est toute un génération impliquée dans les processus démocratiques qui va grandir dans l’attente d’unh accès facile et en temps réel aux documlents de travail des gouvernements et des preneurs de décision, dans une dimension jamais connue depuis la démocratie directe athénienne

7 – Prévenir un intrusion dans la vie privée

contituant déjà un formidable instrument de résistance aux didactures,

il s’avèrera un outil non moins formidable de promotion de la liberté d’expression, et l’accès du plus grand nombre à l’information et du contrôle des élites.

Un forme de « démocratie directe communautariste ».

Cette forme s’apparente effectivement plus à Athènes qu’au suffrage universel : 

« comme à Athènes femmes, esclaves et étrangers étaient étaoient exclus du système ;  de même les laissés-pour-compte du cybersespace vievent hors du nouvel oirdre. Mais ce dernier est bien plus tolérant qu"Athènes ! »

La notion d’étranger est inconnue dans la Netizen Society :  qui détient la connaissance est membre. Et ce monde s’élargit quotidiennement, c elui des cybercitoyens ! 

8 – Règne de l’individualisme triomphant

satisfaisant presque tous ses désirs

le tout géré par des experts reconnus de tous et par des comités d’éthique

à la place des vieux ministères omnipotents ! 

B

D’autres analyses, partant des mêmes prémisses, parviennent à des résulats diamétralement opposés ! 

Elles y décèlent quatre mouvements sociopolitiques convergents :

  • la tendance à l’homogénéité intrinsèque à Internet ; 
  • la montée inéluctable du sentiment sécuritaire dans les sociétés riches ; 
  • la confusion croissante enre l’État et les intérêts ds grandes entreprises ; 
  • l’émergence d’organismes puissants et libres de toute tutelle politique.

1 – Les réseaux rapprochent les semblables. Cette uniformisation est renforcée par la dichotomie croissante, à l’avenir, entre riches et pauvres, entre détenteurs et exclus du savoir technologique.
C’est la, théorie du chaos : plus l’offensive dé&mocratique va de pair avec la mondialisation, plus elle renforce l’irrédentisme identitaire des faibles.

Doù

  • manifestation de l’autoritarisme,
  • installation de zones entières e la planète dans u n chaos où règnent les maffias,
  • crispation des élites des pays riches
  • multiplication de villages privés…

51 des 100 prmièreséconomlies modiales ne sont pas des états mais des entreprises d’où

  • idée d’une convergence a ccrue entre entre les intérêts de es groupes et les élus ; 
  • une désaffection croissante pour la démocratie représentative.

Exemple du W3C (World Wide Web Consortium, créé en 1994) :  275 membres, essentieleùment entreprises de l »économue en réseaux, universités, ONG, administrations. Un forum international privé, sans but lucratif et formellement sans pouvoir :  ce qui se rapproche le plus d’un gouvernement du web décentralisé,qui déterminera très largement la structure du web du 21ème siècle, et par là, les évolutions macroéconimiques et politiques.

Et si ce W3C débordait de son cadre de compétences techniques ? ! 

et impose sa volonté à cause de son importance éconmique

2 – Ce serait le nouveau Moloch

  • émanation des intérêts conjugués d’un État sécuritaire , de multinationales et d’une hyperclasse technicienne,
  • soutenue par une communuaté scientifique obnubilée par la seule perspective de fabriquer un homme toujours plus intelligent

Penser seulement que la NSA (Nationçal Security Agency) peut capter et trier 3 milliards de conversations par jour dans le monde :  les vanacées de la reconnaissance vocale vont bouleverser l’économie des écoutes.

Incommensurable serait le pouvoir d’un Moloch détenteur des codes d’accès à l’information et des moyens de cryptage, centralisant les moyens de surveillance informatiques, audio et visuels, et les appareils à la disposition de l’homme bionique.

Dans ce monde,

  • l’activité l’emporte sur la relation humaine,
  • l’expert sur la politique
  • le savoir sur la justice
  • le centre commercial sur le centre ville
  • le virtuel sur le réel.

L’utopie cyberkeley, où Internet devait n’être qu’un immense boulevard de services communs et de convivialité, a été laminée par Cyberbia, l’hypersociété des polices des réseaux, d’où tout espace public est exclu.

C CONCLUSIONS

(empruntées à Dominique Wolton, Dir.Dép.Comm & Pol du CNRS)

  • Euphoriques ou catastrophiques, ces visions technicistes du futur sont toutes fondées sur l’idée, dominante aux US, de la primauté de la technologie sur la société.
  • C’est méconnaître l’HISTOIRE :  les sociétés humaines ont toujours été plus complexes que les technologies les plus sophistiquées

Le eTrade constituera un énorme enjeu.

La souveraineté des États en prendra un coup

**** Mais un bouleversement notoire est toujours le résultat d’une rencontre

  • entre un grand projet socio-culturel
  • et une technique.

Or, aujourd’hui, la technologie avance beaucoup plus vite que la société et la culture, et Internet ne rencontre aucun projet socio-culturel neuf, aucun dépassement des projets précédents : 

*** il doit s’insérer dans le modèle socio-politique traditionnel :  la démocratie !

Internet ne créera donc

  • ni nouvelle classe dirigeante
  • ni citoyen universel.

On va connaître 15 ans de folie Internet.

Puis on assistera au GRAND RETOUR DE L’HOMME ! 

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