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« Le Mariage : Sacrement et Interaction conjugale »

c/o Doyenné Bassin Antibois, SA
11 JANVIER 2002

2 pistes :

1) La dimension théologique .

  • Sacramentaire et cosmique :ne jamais présenter la théologie sans sa dimension symbolique. Parler du mariage, c’est d’abord parler de l’union des contraires ou du moins des différents. C’est souligner la dimenson du complémentaire , donc de l’imperfection de l’être seul. C’est affimer la nécessité de l’autre. La théologie est une tentative de réflexion pour rendre compte à l’esprit sytématique de l’homme, et sutout de l’homme en société, de ce mystère de l’union de corps et d’esprits, les moins faits pour « s'entendre », et qui aboutissent à cett cellule primordiale de la société dont ils procèdent et qu’ils perpétuent !
  • L’Eglise y a toujours vu une illustration de l’amour de Dieu pour tous les êtres humains, et dans le cas spécifique du mariage lui-même, l’illustration de l’amour du Christ pour (son)l’Eglise.
  • La dimension symbolique, - puisque le symbole est toujours affaire concrète,- va jouer, comme dans le sacrement pris dans don essence sacrée, avec des éléments matériels : l’amour physique, le corps, le cœur, les sentiments, la sensualité, la voix, le regard, la mémoire... Il suffit de (re-)lire le Cantique des Cantiques ! Il n’y a pas d’amour qui ne soit aussi « physique » : le pain et le vin de l’eucharistie sont institués au cours d’un banquet de fête pascale, et si Jean prend l’initiative de poser sa tête d’adolescent sur la poitrine virile de Jésus, lui-même offre à Thomas les trous de ses blessures pour y mettre la main... Marie veut le toucher,le prendre, s’en emparer :Noli me tangere ! s’entend-elle répondre : fini le règne du sensible !
  • Le mariage, c’est en grande partie le règne du sensible, transfiguré par l’intention théologique : le theologoumenon.
  • Faire passer, intellectuellement au moins, les candidats au mariage, de la dimension « terrienne » de cette institution, à la dimension « céleste » de sa signification.
  • On se rend compte que la FOI, ou tout ce qui s’apparente,- valeur fondamentale et essentielle, condition sine qua non de la durée dans le temps, intuition qu’il s’y joue beaucoup plus qu’on n’y voit, sens du sacré et du bien suprême, très haute idée de la dignité humaine allant qu-delà du simple règne animal, etc.- est nécessaire sinon suffisante pour tenir un tel discours et se faire entendre !
  • Or nous savons que la grande majorité des personnes qui demandent « le mariage à l'église », sont bien loin d'imaginer ce que NOUS supposons comme pré-requis ! D'où la malentendu ! C'est pourquoi, une telle initiative : PRÉSENTER CE GENRE DE RÉALITÉS EN UNE RENCONTRE OÙ SE TROUVENT CÔTE À CÔTE TOUS LES ACTEURS DE CETTE PRÉPARATION (accompagnateurs & accompagnés), va permettre, aux partenaires de cette préparation, de pouvoir se référer dans la suite à un même vocabulaire (des mots auront été employés), à des réalités nommées (les significations religieuses auront été soulignées), à un même corps social (celui de l'Eglise, contente de les accueillir, mais pas pour faire n'importe quoi..) : bref, la sitation aura été « dé-niaisée » !
  • Dogmatique et biblique. C’est là que les deux chapîtres du mariage catholique romain et de son ascendance et fondement biblique pourront être ouverts sans aucune gêne ni honte, mais avec la légitimité d’une tradition plusieurs fois millénaire, et qui semble avoir encore assez d’attrait, puisque ces personnes...etc.

Qu’il s’agisse alors

  • Du couple et de la famille comme coopérateurs de l’œuvre même de DIEU ;
  • Du mariage comme entrée « sacrée », cad divine, dans cette activité créatrice du Dieu créateur ;
  • De la nécessité de  re-devenir « génèse », pour correspondre à cette aventure de la vie qui ne finit pas ;
  • De l’obligation depasser par des règles, attitudes, comportements, garanties, liturgies, preuves et traces pour donner à ce engagement le maximum de chances...Rien, désormais ne pourrait être passer sous silence ! Les exigences sont celles-là ! Est-ce à dire que la dimension pastorale d'écoute de compréhension, éventuellement d’aménagement devrait laisser la trace à la loi pure et dure ! CERTAINEMENT PAS ! Ce qui peut être adapté, qu’il le soit ! Mais jamais l’essentiel, jamais le significatif, jamais au détriment du sacrement, car ce seraient les mérites mêmes du Christ qui feraient l’objet de tels marchandages !

 

2) La dimension anthropologique : c’est la dimension de la problématique qui est la plus fragile et fragilisante.

  • Physiquement, elle est soumise à la précarité, la contingence, le vieillissement, l’usure, à ce qu’il y a de plus éphémère en l’homme : l’âge, la beauté et la force physique !
  • Relationnellement, elle dépend des capacités de l’un et de l’autre d’entrer en dialogue, en échange, en partage : parler suppose avoir des « choses » communes, ou aussi, importantes et dignes d’intérêt à se communiquer l’un à l’autre. La routine  est ici la grande ennemie, suivie par la fatigue de devoir sans cesse... Il faut avoir le courage de parler de ces choses-là ! (Je vous ai parlé de toute cela avant que cela n’arrive,... de façon que...)
  • Interindividuelle, interface, interactive, la relation fonde et développe le devenir humain, et prépare à l’ouverture de la descendance. C’est en effet dans l’altérité, dans ce qu’il y a et qui doit rester irréductible chez le partenaire, que se fait la première expérience réelle de ce qui dépasse nos forces réductrices : l’Autre !

Quelques questions pour lancer un éventuel échange (d’abord en 6X6, puis en forum) :

  • Comment comprendre la dimension créatrice-cosmique du mariage dans notre vie quotidienne de couple et de parents ?
  • Sommes-nous bien conscients que notre relation amoureuse est soumise, à la fois, à ce qui est sensible et à ce qui ne l’est pas ? Autrement dit, qu’il y a entre nous beaucoup plus que nous ne pouvons en dire ?
  • Notre démarche religieuse : elle est motivée exactement par quoi, ou par qui ? D’où nous vient cette conviction que « Dieu a quelque chose à voir » avec notre engagement ? Qu’est-ce que j’attends, nous attendons, de cette démarche religieuse ?
  • Est-ce que les caractéristiques du mariage chrétien catholique romain sont compréhensibles et acceptables pour nous : choix entièrement libre du partenaire – indissolubilité de l’engagement – procréation – éducation religieuse des enfants ?
  • Qu’est-ce qui apparaît le plus important dans notre démarche religieuse ? Est-ce bien clair pour nous que c’est nous qui sommes les ministres de ce sacrement, et que nos témoins comme le prêtre ne sont à nos cotés que pour garantir devant Dieu et devant les hommes, que nous nous sommes publiquement et historiquement engagés l’un envers l’autre, pour toujours.

 

ANNEXE

Jean-Paul II: Combattre le divorce en soulignant la beauté du mariage

Sans indissolubilité il n´y a pas de mariage, et sans mariage, pas de famille

CITE DU VATIVAN, lundi 28 janvier 2002 (ZENIT.org) – Si le mariage n'est pas pour la vie, ce n'est pas un mariage, et sans le mariage, le fondement même de la Société, la Famille, est miné. C'est ce qu'a affirmé le pape Jean-Paul II ce matin, dans un discours au Tribunal de la Rote Romaine, à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle année judiciaire. Le pape encourage à combattre la mentalité favorable au divorce.

La Rote Romaine est un tribunal romain exerçant essentiellement le rôle de tribunal d'appel. Il est constitué par douze juges qui siègent par groupe de trois tour à tour (d'où son nom, la rote, la ruota, la roue... qui tourne). Il se prononce entre autre dans les causes de nullité de mariage.

"Il faut dépasser la conception de l'indissolubilité comme une limite à la liberté des contractants, et donc comme un poids, qui peut parfois devenir insupportable" a affirmé le pape.

Le défi, pour l'Eglise et pour ceux qui croient en l'amour conjugal, est de donner une "présentation positive de l'union indissoluble pour redécouvrir sa beauté", a précisé le pape. Et on y arrivera si cette beauté est révélée "par les familles, 'Eglises domestiques' dans lesquelles le mari et la femme se reconnaissent mutuellement liés pour toujours, par un lien qui exige un amour toujours renouvelé, généreux et prêt au sacrifice".

Le pape a rappelé l'importance de ne pas se laisser prendre par la mentalité favorable au divorce. "On pourrait avoir l'impression que le divorce est tellement enraciné dans certains milieux sociaux, que ce n'est même plus la peine d'essayer de le combattre en diffusant une mentalité, une coutume sociale et une législation civile, en faveur de l'indissolubilité", a-t-il déclaré.

"Et pourtant, cela en vaut la peine! s'est exclamé Jean-Paul II. En réalité, ce bien fait partie de la base de toute la société, comme une condition nécessaire pour l'existence de la famille".

"Et son absence a donc des conséquences dévastatrices, qui se propagent dans le corps social comme un fléau – selon le terme utilisé par le Concile Vatican II pour décrire le divorce (cf. Gaudium et spes, n. 47), et qui ont une influence négative sur les nouvelles générations auxquelles on cache la beauté du mariage authentique".

"La valeur de l'indissolubilité ne peut pas être considérée comme l'objet d'une simple option privée: elle affecte l'un des piliers de toute la société", a poursuivi le Saint Père.

Jean-Paul II rejette ainsi "l'idée assez répandue que le mariage indissoluble est pour les croyants, si bien qu'ils ne peuvent pas "l'imposer" à la société civile dans son ensemble".

L'évêque de Rome ne demande pas seulement à ceux qui croient en l'indissolubilité du mariage de s'opposer aux mesures juridiques qui introduisent le divorce ou qui comparent le mariage aux unions de fait ("y compris les unions homosexuelles"), mais il les a aussi encouragés à avoir une "attitude positive" par rapport au mariage.

Cette nouvelle mentalité devrait promouvoir, a-t-il souligné, "des mesures juridiques qui tendent à améliorer la reconnaissance sociale du mariage authentique".

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Jean-Paul II: Les avocats et les juges ne peuvent aller contre le mariage
Il les invite à devenir des serviteurs de la famille

CITE DU VATICAN, lundi 28 janvier 2002 (ZENIT.org) – Que doit faire un avocat lorsqu'un client a recours à lui pour obtenir un divorce, pour toutes sortes de raisons?

C'est l'une des questions que le pape Jean-Paul II a traitées ce matin au cours d'une audience qu'il accordait aux avocats et aux juges du Tribunal de la Rote Romaine.

Le pape a soulevé un problème généralisé dans de nombreux pays: l'avocat est payé pour mettre fin à des mariages. Une circonstance qui ne supprime pas non plus les problèmes de conscience des juges, qui doivent prononcer des sentences.

Le Saint Père a commencé par énoncer le principe de base: "Les agents du droit dans le domaine civil doivent éviter d'être personnellement impliqués dans tout ce qui suppose une coopération avec le divorce".

"Les avocats, puisqu'ils exercent une profession libérale, doivent toujours refuser d'utiliser leur profession à une fin contraire à la justice, comme le divorce", a-t-il précisé.

"Ils peuvent collaborer dans une action qui va dans ce sens uniquement lorsque, selon les intentions du client, l'action n'est pas orientée à la rupture du mariage mais à d'autres effets légitimes". Le Catéchisme de l'Eglise Catholique explique au numéro 2383 que "si le divorce civil reste la seule manière possible d'assurer certains droits légitimes, le soin des enfants ou la défense du patrimoine, il peut être toléré sans constituer une faute morale".

Le pape explique donc clairement que la tâche de l'avocat ne doit pas être celle de détruire la famille, mais celle "d'aider les personnes qui traversent des crises matrimoniales, à se réconcilier". Ainsi, "les avocats deviennent vraiment des serviteurs des droits des personnes, en évitant d'être de simples techniciens au service de n'importe quel intérêt".

La situation des juges est plus compliquée car, comme le reconnaît le Saint Père "les ordonnances juridiques ne reconnaissent pas une objection de conscience pour les dispenser de prononcer une sentence".

 

"Par conséquent, a expliqué Jean-Paul II, pour des raisons graves et proportionnelles ils peuvent agir selon les principes traditionnels de la coopération matérielle au mal. Mais ils doivent eux aussi trouver des moyens efficaces pour favoriser les unions matrimoniales, surtout par l'intermédiaire d'une oeuvre de réconciliation conduite sagement".

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Le pape: Déclarations de nullité, un service à l´indissolubilité du mariage

Le Saint Père rappelle la grave responsabilité des juges ecclésiastiques

 

CITE DU VATICAN, lundi 28 janvier 2002 (ZENIT.org)

 – Les sentences de déclaration de nullité des tribunaux ecclésiastiques doivent constituer un service "pastoral" de l'Eglise à l'indissolubilité du mariage, a déclaré ce matin le pape Jean-Paul II. Le pape recevait en audience le Tribunal de la Rote Romaine.

Le Tribunal de la Rote Romaine intervient dans les causes de nullité de mariage si les deux jugements prononcés par le tribunal diocésain, ne concordent pas.

 

Selon le Code de Droit Canon (CIC), les tribunaux ecclésiastiques ont la compétence de décider si un mariage est nul (c'est-à-dire qu'il n'a jamais existé) ou non. Pour les causes de nullité, cf. CIC n. 1095-1107.

 

Le Catéchisme de l'Eglise Catholique précise que "le consentement doit être un acte de la volonté de chacun des contractants, libre de violence ou de crainte grave externe. (...) Si cette liberté manque, le mariage est invalide" (n. 1628) et poursuit: "Pour cette raison (ou pour d'autres raisons qui rende nul ou non avenu le mariage), l'Eglise peut, après examen de la situation par le tribunal ecclésiastique compétent, déclarer "la nullité du mariage", c'est-à-dire que le mariage n'a jamais existé. En ce cas, les contractants sont libres de se marier, quitte à se tenir aux obligations naturelles d'une union antérieure".

 

Dans son discours à la Rote Romaine le pape insiste sur le caractère décisif de la mission des juges et des avocats. "Sans les procès et les sentences des tribunaux ecclésiastiques, la question de l'existence ou non d'un mariage indissoluble de fidèles serait reléguée uniquement à la conscience des fidèles eux-mêmes". Une question de conscience qui serait extrêmement compliquée, explique-t-il, surtout si l'on tient compte du "risque évident de subjectivisme, surtout lorsque la société civile traverse une profonde crise de l'institution du mariage".

 

Par conséquent, poursuit Jean-Paul II, "toute sentence juste de validité ou de nullité de mariage est un apport à la culture de l'indissolubilité aussi bien dans l'Eglise que dans le monde". "Elle donne une certitude non seulement aux personnes impliquées mais aussi à tous les couples et les familles".

 

"Par conséquent, une déclaration de nullité injuste, contraire à la vérité des principes normatifs ou des faits, est particulièrement grave, car en raison de sa relation officielle avec l'Eglise elle favorise la diffusion des attitudes dans lesquelles l'indissolubilité est affirmée par les mots mais assombrie par la vie", ajoute le pape.

 

"Il est vrai que la déclaration de nullité matrimoniale, selon la vérité acquise à travers le procès légitime, redonne la paix aux consciences, mais une telle déclaration (...) doit être présentée et mise en pratique dans un contexte ecclésial profondément favorable au mariage indissoluble et à la famille qui s'y fonde. Les conjoints eux-mêmes doivent être les premiers à comprendre que leur vrai bien est dans la recherche honnête de la vérité, sans exclure à priori l'éventuelle reconnaissance d'une union qui, même si elle n'est pas encore matrimoniale, contient des éléments de bien, pour eux et pour leurs enfants", précise Jean-Paul II.

 

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